vendredi 30 décembre 2016

"Coin ! Coin ! Coin !" Le Canard cancane depuis 100 ans



Le Canard enchaîné. 100 ans. Un siècle d'articles et de dessins. Avec "Le roman du Canard" par Patrick Rambaud, Paris, 2016, Seuil, 614 p., 49 €

Le Canard est une institution de la presse française, plus que de la presse française, de la société française. C'est aussi une entreprise de presse bien gérée. Le Canard dit ce que la presse ne dit pas, ou, plus souvent, ce que la presse grand public va pouvoir dire, après. Le Canard ouvre le chemin, effectuant à sa manière un fact checking hebdomadaire édifiant de la presse d'information grand public...

Voici un résumé, en 600 pages choisies, de l'hebdomadaire. À déguster. La lecture de ces 600 pages de document produit un effet inattendu sur son lecteur régulier : alors que la lecture hebdomadaire du mercredi, effectuée "en temps réel", trempe le lecteur dans la quotidienneté courante de la vie politique et économique de la France, ce volume le transporte en arrière, dans une histoire, plus ou moins lointaine : la guerre de 14-18, Pétain et la collaboration avec le nazisme, les guerres coloniales, la destruction de Guernica, les compromissions de dirigeants politiques avec le nazisme (décidément, affaires Touvier, Papon !), le "bourrage de crâne" pour dissimuler tant de propagande (maintenant, on dit "communication", "éléments de langage", etc.)... Ce qui est évident à dose hebdomadaire, en temps réel, devient moins limpide lu de loin. L'humour ne vieillit bien qu'universel, que s'il est indépendant du contexte historique. En revanche, lu avec du recul, à quelques dizaines d'années d'écart, l'humour politique est plus obscur. L'hebdomadaire devient alors document historique, plus difficile à décortiquer, plus lent à savourer. Des personnages qui furent importants sont aujourd'hui oubliés des jeunes lecteurs : qui sont Salan, Debré, ("l'amer Michel"), Poujade, Daniélou, 'l'homme qui rit dans les cimétières" (Poincaré), Ben Bella ? Qu'est-ce que le "programme commun", l'affaire des diamants de Bokassa, les "journalistes-sic", "le trafic des piastres" ? Du "présent congelé", aurait dit Raymond Queneau. Qu'il faut décongeler...

Ces 100 ans de Canard excitent la mémoire, ravivent les couleurs de l'actualité d'autrefois. Cette relative longue durée donne à voir les constantes structurelles du Canard : d'abord, le rire décapant, rire de tout, des armées, des religions, des décorations, des titres, des puissants de tous ordres... Irrespect avant tout, pour mieux respecter ses lecteurs. Irrespect et rire à coup de mots et de jeux de mots, à coup de dessins humoristiques. Le sens est produit par l'alliage de ces doubles signifiants. Parfois, il faut être lecteur régulier pour apprécier pleinement cet humour : il y a de la complicité dans le ton, dans le lexique aussi, d'autant que le Canard gratifie les héros de la vie publique de sobriquets bien ajustés à leurs caractères. Le Canard a formé une communauté de lecteurs ; elle a ses habitudes langagières, ses codes, sa sémiologie (cf. "La Cour"). Comme le note Henri Jeanson (p. 122), "il existe un esprit Canard".

Jusqu'à présent, le Canard maintient son cap original : papier uniquement, uniquement dans les points de vente, les mercredis ; il a renoncé à la dépendance numérique, il résiste aux sirènes des réseaux sociaux et de leurs fake news... Donc voici un très beau livre, un peu lourd à manier mais qui se feuillette et se lit agréablement : l'histoire en souriant, amèrement car ce passé politique nous fait souvent honte. De plus, cette histoire est actuelle : sans changer grand chose, un article, un titre pourraient être repris pour dire notre actualité politique, en France ou ailleurs. Ainsi, l'édito du 10 septembre 1915 : « Chacun sait, en effet, que la presse française, sans exception, ne communique à ses lecteurs, depuis le début de la guerre, que des nouvelles implacablement vraies. Eh ! bien, le public en a assez ! Le public veut des nouvelles fausses, pour changer. Il en aura." Ou encore, ce titre du 8 mai 1936, après des élections : "Ceux qui ont pris la veste comptent sur ceux qui vont la retourner".

samedi 24 décembre 2016

Bourdieu : sociologue de son temps, dans son temps


Pierre Bourdieu, Sociologie générale, Volume 2, Cours au Collège de France 1983-1986, Paris, 2016, Editions du Seuil, 1214 p., Index des noms, index des notions, 35 €. En fin d'ouvrage, on trouvera les résumés des cours et une "situation du deuxième volume du cours... dans son époque et dans l'œuvre de Pierre Bourdieu" par Julien Duval.

Voici la suite des cours de Pierre Bourdieu au Collège de France. Le Volume 1 (cours de 1981-1983) a été publié en fin d'année 2015 (cf. une sociologie du destin). La structure de ce volume, correspond à une séparation plus ou moins nette du cours en deux heures : la première, une "leçon", est plutôt théorique, la seconde, dite séminaire, est consacrée à l'exposé de recherches en cours, à des études de cas.

Ce volume semble laisser passer davantage d'oral que le premier volume et l'on perçoit dans le texte l'ironie, l'humour et la bonhomie aussi de Bourdieu, une certaine anxiété, un certain plaisir de jouer avec les mots, de jongler avec sa formidable érudition (il se délecte du grec ancien). Ces transcriptions donnent de Bourdieu une image plus sympathique, plus inquiète, moins dogmatique que ses livres et, a fortiori, que ses articles. Autant que dans sa rigueur scrupuleuse, sourcilleuse presque, la personnalité de Pierre Bourdieu se révèle dans la manière, le ton, l'abondance et la diversité des références, les détours, les digressions...

Les lecteurs, qu'ils soient nouveaux lecteurs ou fans endurcis, peuvent entrer dans ce volume de plusieurs manières : par l'un ou l'autre des index, par la table des matières, par le cours de tel ou tel jour, ou, tout bonnement, en feuilletant au hasard, y entrer comme un âne dans un moulin. Serendipity sociologique qui laisse oublier l'aspect didactique !

Ce second tome est essentiellement consacré aux différentes formes de capital et notamment aux trois états du capital culturel ; de cette notion, Pierre Bourdieu propose de passer à celle plus effficace de capital informationnel, "capital d'informations structurées et structurantes", capital stocké dans la mémoire ou dans les dispositions culturelles et qui structure toute acquisition ultérieure. Formes du capital qui permettent d'enrichir les analyses purement économiques du capital, dont celle de Karl Marx.

Plus encore que dans le Volume 1 de cette "sociologie générale", Pierre Bourdieu s'avère d'abord philosophe. Tradition française depuis Emile Durkheim, Raymond Aron (mais Auguste Conte était mathématicien, Gabriel Tarde, juriste). L'index des noms le confirme : Jean-Paul Sartre, Hegel, Heidegger, Husserl, les philosophes sont cités abondamment, en revanche, Auguste Conte, Gabriel Tarde ne le sont pas du tout...

Le sociologue Bourdieu est de son temps, dans son temps : cela se voit et donne parfois un air vieilli à l'ouvrage. Il a fallu à ceux qui ont établi cette excellente édition (Patrick Champagne, Julien Duval) ajouter des notes de bas de page pour expliquer les allusions (journalistes, essayistes, politiciens français oubliés qui firent autrefois la une de télé7Jours ou d'un quelconque 20 heures... Vanitas vanitatum !). Pierre Bourdieu souligne les difficultés épistémologiques qu'implique l'inscription de la sociologie dans les débats de son époque : "les sciences de la nature ne connaissent pas cette difficulté : elles n'ont pas à compter avec l'usage que font les planètes de leur discours" (p. 1069).
Dans son cours du 26 avril 1984, il termine par une remarque sybilline à propos du pouvoir : "le temps ne s'accumule pas. Il aurait fallu le dire en commençant ; c'est un axiome" (p. 321). Le pouvoir prend du temps... on pourrait ajouter une forme moins visible du temps : des asssistants de toute sorte, des avantages de toute sorte (transports, secrétariat).

"Penser le trivial" : cela semble être un des objectifs de la sociologie de Pierre Bourdieu, ou plutôt de démasquer du sociologique derrière le trivial. L'ouvrage expose le système dans toute son ampleur en en montrant son efficacité explicative générale dans les détails, mobilisant des outils particuliers, adaptés à des cas particuliers. Comment travailler les textes de Pierre Bourdieu sans devenir un de ses "prédicants" (le mot est de lui) ? Il faut résister à la séduction de son style, de son architecture conceptuelle, au risque que fait courir une éventuelle affinité partielle des habitus.
La dernière phrase lu livre "j'ai essayé de dire vite et mal ce que je voulais dire" doit être retournée : il le dit très bien et lentement.

dimanche 18 décembre 2016

Brûler des livres, à n'en pas finir


Guenter Lewy, Harmful and Undesirable. Book Censorship in Nazi Germany, Oxford University Press, 2016, 269 p., Index, Bibliogr. Liste des abréviations et glossaire.

Brûler des livres n'a pas été un événement unique et spontané qui a présidé dans l'enthousiasme à la naissance du pouvoir nazi sur l'Allemagne. Ce fut au contraire une composante constante de la politique culturelle du Troisième Reich.
L'auteur décrit minutieusement l'organisation systématique de la destruction de millions d'ouvrages à laquelle ont collaboré, plus ou moins tacitement, la grande majorité des intellectuels allemands, du début (1933) à la fin (1945) du pouvoir nazi.
Pour durer, cette politique de destruction a bénéficié d'une solide institutionalisation. Elle s'est épanouie dans une politique assidue de censure et de mise au pas des récalcitrants.

Guenter Lewy est Professeur de sciences politiques aux Etats-Unis et spécialiste de cette période de l'histoire allemande (il est notamment l'auteur de The Catholic Church and Nazi Germany).
Son ouvrage, dont le titre reprend l'expression utilisée par les nazis pour qualifier les livres dont ils voulaient se débarasser, "schädlich und unerwünschten" (nocifs et indésirables), décrit la progressive banalisation du contrôle total de l'activité intellectuelle par les nazis. Commençant par un rappel de la situation dans l'Allemagne de Weimar et par la manifestation du 10 mai 1933 (die Bücherverbrennung), Guenter Lewy suit la mainmise rapide et systématique des nazis sur les livres et sur l'éducation. La nomination de Goebbels comme ministre de la propagande (Volkauflärung und Propaganda) en constitue une étape importante ; son ministère couvre les médias (presse, radio, musique, théâtre, cinéma et livre). Il crée la RSK (Chambre des Lettres, Reichsschrifttumskammer) qui va établir l'une des principales listes officielles des livres à bannir, liste qui sera mise à jour régulièrement jusqu'à la fin du Reich de douze ans : la RSK publiera encore des interdictions en février 1945. Un fichier préliminaire des auteurs juifs est établi par les services de Alfred Rosenberg ; il comprend 13 000 noms en 1944 (Handbuch aller jüdischen Autoren in deutscher Sprache) : à terme, une Bibliographie de 28 000 noms aurait dû en compter, selon ses auteurs, 90 000...

L'ouvrage montre les nombreuses rivalités de pouvoirs entre les diverses agences et administrations s'estimant responsables de la surveillance des livres : la RSK, la police (Gestapo) et la sécurité intérieure (SD, Sicherheitsdienst), le parti nazi (NSDAP) sans oublier Alfred Rosenberg, responsable nommé par Hitler pour l'idéologie. Ce désordre est manifestement entretenu par Hitler qui divise pour mieux régner. Bientôt, les librairies sont épurées ainsi que les bibliothèques publiques, les bibliothèques scolaires et universitaires, les bibliothèques de prêt... Les stocks des éditeurs sont détruits. Sont visés d'abord les auteurs juifs, communistes, ceux qui critiquent la guerre et la violence : les livres de Erich Maria Remarque (A l'Ouest, rien de nouveau) furent des victimes de prédilection de l'acharnement nazi... Par ailleurs, la censure interdit à certains auteurs de publier sans autorisation préalable, conduisant de nombreux auteurs à n'écrire que "pour le tiroir".

Il aura donc fallu une collaboration appliquée de presque toute la population allemande pour que réussisse une opération de purge politique et culturelle d'une telle ampleur. La responsabilité s'avère totale : toute l'Allemagne est devenue nazie en quelques mois ; on parlait d'ailleurs ironiquement des "Märzlinge", les convertis au nazisme du mois de mars - Hitler obtient les pleins pouvoirs en mars 1933 -. Guenter Lewy  évoque, dans son dernier chapitre, la contribution de nombreux auteurs au pouvoir nazi : opportunistes, ils en tirèrent nombre d'avantages, d'autant que l'émigration d'auteurs talentueux leur laissait beaucoup de place. Plusieurs centaines d'auteurs n'émigrèrent pas, s'en tenant à une pseudo "émigration littéraire intérieure" ("literarische innere Emigration") et assurant ainsi une publicité vivante pour le régime (Aushängeschild) : citons l'historienne Ricarda Huch (elle bénéficia, en 1944, d'un prix de 30 000 RM à l'instigation de Goebbels), le romancier Ernst Jünger (Orages d'acier, 1920), Ernst Wiechert, le poète Gottfried Benn, Gerhart Hauptmann, Erich Kästner et Hans Fallada (soutenus par Goebbels) furent de ces auteurs vivant plus ou moins avantageusement aux limites intérieures du nazisme. Le monde littéraire ne sort pas grandi de cette histoire, et notamment le monde littéraire allemand (le prix Nobel de littérature Günter Grass, moraliste s'il en fut, avouera tardivement son passé de Waffen SS...).

Cet ouvrage de sciences politiques ne peut manquer d'inviter à réfléchir à l'histoire politique contemporaine : une démocratie peut rapidement basculer dans l'horreur et la destruction culturelle. Avertissement...

mardi 6 décembre 2016

Le non-droit du numérique en France


Olivier Iteanu, Quand le digital défie l'état de droit, Paris, 2016, Editions Eyrolles, 186 p. 12,9 €

La plupart des personnes qui travaillent dans l'économie numérique n'ont pas la moindre idée de la situation juridique des entreprises avec lesquelles elles collaborent, des outils et données qu'elles manipulent quotidiennement.
Qu'il s'agisse du droit des données (data), du droit d'auteur, du droit à la vie privée, du droit du travail (peu abordé dans ce livre), personne ne sait très bien où l'on en est. Non seulement parce que la situation juridique est mouvante mais aussi parce que le droit national est bafoué impunément par de grandes entreprises américaines qui vivent de la publicité collectée et payée en France. Il va de soi que les médias et la publicité sont tout particulièrement concernés par cet ouvrage.
Il est rédigé sans inutile jargon par un avocat spécialisé dans le droit du numérique. Il est étayé d'analyses claires de situations juridiques précises et ne s'embarasse pas trop d'idées vagues. La thèse primordiale de l'ouvrage peut se résumer simplement : "On ne peut à la fois rechercher le marché français, ses consommaeurs, et refuser ses valeurs, son droit" (p. 41). Chemin de réflexion fécond.

Droit local, national ou droit américain ?
Pour commencer, à titre d'illustration, l'auteur dresse le bilan d'une journée numérique d'une citoyenne française ; du matin au soir, son activité en liaison avec le numérique ne relève que du droit américain, californien surtout, sans compter quelques paradis fiscaux européens tels le Luxembourg, les Pays-Bas ou l'Irlande. Constat édifiant de dépendance cachée, léonine. Sans compter que s'y ajoute l'hébergement de ses données sur des serveurs hors de portée des tribunaux français.
De facto, tout se passe donc comme si les citoyens français étaient plus soumis au droit américain qu'au droit français ou européen. Le citoyen européen ne devrait-il pas pouvoir s'appuyer exclusivement sur les lois européennes plutôt que sur le bon-vouloir des réseaux sociaux ?
Observant la transformation du droit français sous la pression du droit américain, Olivier Iteanu souligne le rôle de la philosophie implicite, et parfois explicite des libertariens californiens dans l'élaboration de l'esprit des lois numériques américaines. Adeptes de la liberté totale (peer-to-peer, cryptage, sharing economy, "code is law", etc.), leur organe international serait le magazine Wired.

L'auteur traite longuement du problème des limites juridiques à la liberté d'expression. Haine raciale, antisémitisme, haine de l'homosexualité, harcèlement sexuel (cyberbullying) déferlent sur les réseaux, "empoisonnant" l'atmosphère sociale, promouvant l'irresponsabilité éthique et l'insécurité. L'effet multiplicateur et accélérateur des réseaux sociaux risque d'en faire des réseaux a-sociaux, tout cela en toute impunité grâce à la conception de la freedom of speech (les effets récents des fake news sur l'élection présidentielle américaine ne peuvent que renforcer l'actualité de ces craintes).
L'auteur montre comment la notion française de "liberté d'expresssion" (encadrée par le droit) s'oppose à celle de "freedom of speech" (Premier Amendement de la Constitution américaine, 1792). Notons malgré tout, que parfois, la Cour Suprême en vient à mettre le holà à cette liberté.

Les plateformes américaines n'entendent pas respecter le droit mais plutôt faire leur loi (policies), souligne l'auteur qui observe aussi que le retrait des contenus illicites demandé par les tribunaux est difficile et coûte cher... ce qui n'arrange rien. Les sociétés américaines s'avèrent réticentes à respecter le droit européen tandis que les Etats européens semble réticents et lents à leur faire respecter (les cas évoqués de Yahoo! et de Twitter (pp. 38-45).
La confrontation des notions américaines et françaises est révélatrice (droit comparé) : les oppositions pertinentes entre vie privée et privacy (cf. CNIL vs Facebook), droits d'auteur et copyright, loi et governance, sont décortiquées dans les trois chapitres suivants. Une confrontation complémentaire serait édifiante : ce qui est imposé à la presse et aux médias français, d'une part, et de ce qui est toléré des réseaux sociaux, d'autre part (traités comme des hébergeurs !).

On regrettera l'examen trop bref de la situation en Chine où les réseaux sociaux américains ne pénètrent guère et sont pratiquement interdits. A lire Olivier Iteanu, on peut comprendre mieux la volonté du gouvernement chinois de refuser le droit d'entrée au soft power américain que représentent ses réseaux sociaux (Facebook, Snapchat, LinkedIn/ Microsoft, Twitter, YouTube/Google, etc.).

Cet ouvrage représente une alerte et une mise en garde inquiétantes : "le digital est-il en passe de rendre inopérants les droits français et européen ?" Epinglées en même temps la puissance peu démocratique du lobbying, l'incroyable et inefficace complexité de la législation europénne...
Lecture indispensable pour qui étudie les sciences politiques, les médias et la publicité. Espérons que ce travail sera mis à jour régulièrement (comment va agir la nouvelle administation américaine à partir de janvier 2017 ?) ; il mérite encore d'être enrichi d'un index des notions juridiques, de références (jurisprudences française, européenne, américaine). Enfin, il faut combler des trous : quid du droit de la data, de la fiscalité ?